Saint-Symphorien – la Châsse est ressortie ce week-end – TeleMB (28/08/2022)

Après plusieurs années d’absence, la procession de Saint-Symphorien a enfin fait son grand retour ce week-end, pour le plus grand bonheur des organisateurs et des symphorinois. Vous allez le voir, cette année pour marquer son retour, les organisateurs ont apporté de nombreux changements au déroulé de la procession.

Comme Paul et Françoise, ils sont nombreux à s’être rendus devant l’église de Saint-Symphorien ce dimanche, 2 ans après la dernière sortie de la Châsse de Saint-symphorien, les symphorinois avaient à cœur de retour de retrouver leur procession. Pour marque le retour de la procession, cette année, les organisateurs ont apporté de nombreuses modifications à la procession. Cette année, la sortie de la chasse était précédée par le tour de Saint-Symphorien, des changements afin de donner un esprit plus festif à la procession. Comme chaque année, ce sont les enfants du mouvement de jeunesse 13HD qui se sont occupés de porter les statuettes durant la procession, une véritable fierté pour les membres du mouvement de jeunesse. Autre particularité cette année, la venues des Hallebardiers pour escorter la Châsse de Saint-Symphorien durant la procession. Une nouveauté particulière voulue par les organisateurs.

Première année d’escorte et certainement pas la dernière puisque les Hallebardiers devraient désormais escorter la chasse chaque année et ajouter leur touche à la procession symphorinoise.

C’est notre histoire sur les reliques – TeleMB (9/06/2022)

Boussu, Saint ghislain, Saint Symphorien, Mons , voici où se trouvent des reliques dans notre région. Depuis sa mort, les reliques de sainte Waudru ont toujours été conservées à Mons, hormis de 1794 à 1803. Durant cette période, les chanoinesses s’exilèrent en Allemagne et emmenèrent les reliques avec elles, redoutant que les soldats révolutionnaires ne les réquisitionnent. Depuis 1250, la tête et le corps de la sainte ont été placés dans deux reliquaires différents, afin d’en rendre l’accès aux fidèles plus aisé.

Le reportage parle de Saint Symphorien vers 5:10.

Le moulin à vent.

Il fut édifié au XVIIIème siècle sur un terrain d’un bonnier (environ 1 ha), propriété de l’Ordre de Malte, et démoli peu après la seconde guerre mondiale.

Nous avons vu au chapitre Cartes et Plans – rubrique « Les plans cadastraux du XIXème siècle », qu’en 1767, le meunier Vandermal de Thieusies avait reçu de l’Ordre de Malte l’autorisation de construire « un moulin à vent à moudre le grain, sur un bonnier de terre surélevée, tenant au pavé de Binche et du chemin menant à Harmignies ».

La réalité est un peu plus complexe.

– Par acte du 20 décembre 1766 (approuvé le 30 mars 1767), un bail emphytéotique de 99 ans (sorte de bail de longue durée qui confère au preneur un droit réel susceptible d’hypothèque) est accordé par l’Ordre de Malte au meunier Vandermal, sur un bonnier de terre labourable situé à Saint-Symphorien (actuelle rue Blancart) en vue d’y construire un moulin à vent.
– Le sieur Vandermal, pour une raison inconnue, rétrocéda dès l’année 1769 ce droit d’emphytéose à un autre meunier, Louis Joseph Brokart, de résidence à Herchies.
– Le 23 mars 1769, un nouveau contrat d’emphytéose fut conclu entre le sieur Brokart et l’Ordre de Malte selon une convention dont nous possédons une copie intégrale ; celle-ci figure au chapitre Bibliothèque – rubrique « Actes et documents anciens ». 

A lire avec délectation.

Plan cadastral POPP (environ 1860).
Carte IGN de 1887.
Le moulin photographié après la guerre 1940-1945. On constate qu’une construction plus légère jouxte le moulin sur la gauche.
Les travaux de démolition commencèrent peu de temps après la prise de vue précédente. On constate sur le côté droit de la photo un tas de sable apporté vraisemblablement en vue d’une nouvelle construction en lieu et place du moulin.

©Texte de Bernard Detry